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Nm Dagaz

8 juillet 2009 3 08 /07 /juillet /2009 11:59

Chroniques "Ma vie est un enfer" (2001 - 2004), parues dans le magazine "Essentiel City Magazine"
Bi-mensuel Messin (57) tiré à 40.000 exemplaires

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8 juillet 2009 3 08 /07 /juillet /2009 11:58

A peine entré dans l'After Club d'Amnéville, vendredi 12 octobre, je me suis laissé prendre au jeu de ces jeunes fans de néo-métal qui occupaient la quasi-totalité des lieux... Les gens étaient cools, décontractés. Le genre d'endroit où tout le monde respecte tout le monde sans prises de tête... Comportement d'ailleurs confirmé aux vues des prestations de Karma-Sutra qui ouvrait le bal, et de Masnada, valeur montante de la région. Le bar et la sandwicherie accueillaient une armada de dreadés/rasés/piercés qui prenaient des forces dans la salle enfumée et en sueur. La seule entorse à l'esprit venait des "centuries", quelque peu décontenancées et agressives devant tant de jeunesse pacifiste. Lorsque les premières parties eurent fini, je sentis le public s'exciter, s'impatienter... Tous se rassemblèrent devant la piste, et attendirent... Lorsque Mass Hysteria fit irruption sur scène, dans un show de lumière mauves, un énorme son de basses pénétra nos entrailles, et Mouss, le chanteur salua le public et ses fidèles, présents à Jarny, aux Eurockéennes, à Bercy... le public entra en transe, jumpant sur les chansons anciennes, et contraints de rester un peu plus calmes sur les nouveaux titres "De cercle en cercle" qui se révèlent rythmiquement plus soft que leurs prédécesseurs. La foule devenait par moment une mer humaine déchaînée où se jetaient les slammers, portés ensuite au-dessus de centaines de têtes. Mouss, scandait entre deux chansons les principes qu'arborent les Mass : "Respect, faites bouger cette planète – Un homme qui ne fait rien est un homme en danger...". Tantôt parcourant la scène, tantôt perché sur le mur d'enceinte, l'homme, qui compatissait avec la fatigue du public ayant déjà soutenu deux lives, entretenait une sorte de cycle dynamique : invitant la foule à entrer dans le beat dixit : "Allez bouger, sauter !!!" et par les slams qu'il testa lui-même, celle-ci redistribuait son énergie au groupe qui entamaient là une des premières dates de leurs tournées... L'alchimie Mass avait fait fureur... En sortant du Club, une dizaine de parents attendaient leurs enfants. Semblant inquiets face à ces hybrides quittant les lieux... Avec amusement, je me remémorais les situations humiliantes que des situations similaires avaient produites avec certains des mes amis lorsque nous étions plus jeunes... L'histoire est un éternel recommencement.

Les contemporains font suite aux classiques. Toutefois, certains sont durs à classer, comme Angelin Preljocaj. Pour la 2ème soirée du "Sacre du printemps", jeudi 25 octobre, l'Arsenal était aussi complet que la veille. Les spectateurs contrairement à l'accoutumée, n'avait pas cette certaine homogénéité. Après avoir participé à la valse du placement avec les gilets bleus, je trouvais enfin ma place. Une fois tout le public installé, la danse pris forme. Comment définir la première partie "Helikopter?" En tout cas, bien que n'étant pas un amateur de danse, j'étais plongé dans l'action scénique. Au sol : un énorme carré blanc ou tournait l'ombre d'hélices. Les premiers sons de la représentation : les turbines d'un hélicoptère qui démarrait. Une fois les danseurs entrés en scène, le carré n'eut de cesse de se mouvoir... En nuages, en filin de lumière, en damier ... Et chaques pas des danseurs étaient réglés sur ce décor, si bien qu'on eut cru que celui-ci était réel. Ils sautaient et les nuages se dissipaient autour d'eux, ils couraient et les filins subissaient des distorsions, ils marchaient et le damier comme liquide ondulait, le tout sur une musique électronique aux sons sinusoïdaux signée Karlheinz Stockhausen. Puis, la pièce se finit par l'arrêt des turbines et la désertification de la scène. Bien qu'abasourdit par les sons et visuels, le public fut ravi et le fit savoir. S'en suivi un petit entracte où on pouvait déguster... du champagne à 40 balles la coupe. Dommage j'aurais bien pris un jus d'orange ou un coca, mais bref. Signalons au passage que le hall d'entrée de l'Arsenal était orné de photographie de "Photo Forum", dont certaines méritaient largement le détour (au fait les gagnantes du concours).
La seconde partie "Le sacre du printemps" fut intense. "Cette musique n'a de cesse de charrier la lente montée du désir, en même temps qu'une sorte de panique contenue" nous dit Preljocaj. Révolutionnaire en son temps, le sacre le reste ici. En clair, il s'agit de la jubilation des sens de 6 hommes et de 6 femmes. Une sorte de rituel que l'on connaît des animaux au printemps. En effet, l'œuvre orchestrée de Stravinsky fut fidèle aux dires d'Angelin. L'hystérie était sur scène, suivant les déplacements des danseurs et de leurs montagnes de poches, usées en décor. La fin me mis même la larme à l'œil lorsqu'une danseuse s'est retrouvée dévêtu par le reste de la troupe et qu'elle fût entourée par tous. C'était effrayant et émouvant... Après une brève salutation de Preljocaj, le public quitta doucement les lieux.

Ce nouvel amour par la danse ne me fit toutefois pas effet à la soirée du 9 novembre avec Sinsemilia ; Baobab et Abdou Day. Cette soirée un peu trop Raggae pour être comprise dans les Musiques Volantes attira toutefois beaucoup de monde et fut un succès ! Une soirée tendant vers l'amalgame où j'aurais bien vu Manu Chao en tête d'affiche... Un public dynamique et particulièrement obéissant, un baobab quelque peu controversé dans ses déclarations, un Sinsemilia débordant d'énergie qui du coup perdait en mise en place... Et là problème : Bien qu'il y eut un pass à 140 francs pour le 9 et 10 novembre à la FIM, le public n'a pas suivi. La soirée phare du lendemain avec entre autres (puisqu'il y avait plus de 10 prestations) : Sayag Jazz Machine (drum'n'bass jazzy génialissime); UHT (Trip-hop/D'n'B avec Kolinka ex-batteur de Téléphone) et Oneyed Jack (nouvelle version electro), 3 scènes tournantes, des performances artistiques, une déco futuriste, un squat aménagé avec tapis et coussins, etc, etc... n'a pas autant marché ! Le public peu nombreux hésitait à s'approcher, manquait d'enthousiasme, applaudissait peu (!!!). A quoi bon essayer de donner envie après? Cette soirée, digne représentante d'un nouveau millénaire naissant restera pour moi un des must de 2001 sur Metz... Et tant pis pour ceux qui on "oublié" de venir.

Décembre 2001

Ca s'en va... :
- L'exposition Anamorphoses, photo et sculpture de Michel Pietzock & Illi Reusch aux caves Ste Croix du 08/09/01 - 23/09/01
- Watcha ; Masnada & Tripod à l'Araignée au Plafond, les 8&9 octobre 01
- Dany Boon au Galaxie le 12 octobre
- Les 8èmes rencontres Européennes du court métrage (17-20 oct.) au petit théâtre du Saulcy
- Alain Caron aux Trinitaires le 30/10/01
- Plasticman le 03 novembre,, à l'After Club
- Les soirée cohen & Kubrik au (caméo & Gaumont), le 06 novembre
- Morning Star à la salle Robert Ochs le 08 novembre

Et ça revient... :
- Watcha ; Enhancer ; Artsonic & Co. Le 15/12/01 à la FIM
- Mystic Circle, Ancient Rites & guests le 16 décembre à l'Araignée au plafond
- Namur break sensation (Danse Hip-hop) à l'Arsenal le 12 janvier 02
- Stefano di Battista, le 24/01/02 à L'Arsenal
- Azi Musik (par l'Essidec), plusieurs concerts dans plusieurs bars messins le 25 janvier
- Les 250 ans de l'opéra célébration qui débutera en février 2002 et prendra fin en fevrier 2003
La jalousie, vaudeville signé Sacha Guitry au Galaxy le 02/02/02
Cirque sous chapiteau (Tribu Iota-Lattuada) par l'Arsenal à la FIM du 7 au 10 février
Soirée St Valentin intimiste avec Alex Grillo Jazz, comédies et lectures de textes sur le thème de l'Amour le 14 février 2002 aux Trinitaires

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8 juillet 2009 3 08 /07 /juillet /2009 11:57

Le perçage corporel, 'piercing', existe depuis des millénaires. Pratique identitaire, sociale ou esthétique, le piercing a aujourd'hui à pignon sur rue. Artisan, artiste, commerçant : le métier n'a pourtant aujourd'hui aucun statut précis, ce qui a pour conséquences la multiplication de studios oscillant entre charlatanisme et vrais pros. Ces derniers étant toujours dans l'attente d'une réglementation, malgré l'existence d'association de perceurs pas toujours très fiables, les usagers doivent se faire leur propre opinion. L'hygiène étant primordiale dans ces pratiques, ne pas se précipiter est nécessaire ; bien renseigner et bien choisir est essentiel.

Le piercing réalisé par un véritable professionnel consciencieux équipé d'un matériel médical de stérilisation ne comporte quasiment pas de risques. La créativité du bijou et son emplacement sont l'âme du piercing. Il existe différents types de piercing destinés à différents endroits du corps... Outre le lobe de l'oreille (une barre peut la traverser obliquement ou transversalement), le nez peut recevoir un bijou latéralement ou centralement, ainsi que diverses autres parties du visage tels que l'arcade, les lèvres ou le menton, particulièrement adaptés à des ornementations. Le reste du corps se prête aussi au jeu, le nombril, les seins, et même le sexe. L'importance de la gamme de bijoux disponibles, alliant qualité et technologies avancées, permet d'agrémenter le corps selon ses désirs : silicone, titane, ambre, zircon... Les bijoux corporels matérialisent la perception esthétique et symbolique du corps.

Mais la modification corporelle ne se limite pas au piercing et au tatouage; on redécouvre aujourd'hui d'autres pratiques, pourtant anciennes : la scarification, le branding, l'implant... prennent ainsi doucement leurs envols. Ne manque plus qu'une véritable réglementation afin que la public s'y adapte sans risques et en toute sérénité.

Essenciel City Magazine N°10 - Metz 2001

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8 juillet 2009 3 08 /07 /juillet /2009 11:56

Samedi, 15 décembre... 1ère festival de l'association Faut Que Ca bouge, épaulée de Divine Union... Le début de l'événement était prévu à 16H00, je n'arrive donc pas à l'heure et m'immisce dans une FIM où l'ambiance bat son plein. L'affiche à tout pour plaire : Insane ; X-Vision ; Hertz & Silence ; Masnada ; Tripod ; Oversoul et les plus attendus Enhancer et Watcha, vraiment une sacrée programmation pour un premier festival estampillé Musixité. Enhancer amorce la fin du spectacle en débarquant sur scène énervé avec ses trois chanteurs braillants, hurlants, se rapprochant parfois vaguement d'un flow rap hardcore. Débordants d'énergie, il me laisse pantois, autant je n'aimais pas leur CD gentillet – adulé par les jeunes néo-métaleux – autant leur show me met une claque... Watcha prend soin de clore le festival, avec ses rythmiques saccadés, mélangeant métal, jungle, rap... Le set est soigné, comme à leur habitude, le son lourd et puissant, le public en transe. Fidèle à sa sympathie, Bob le chanteur fait monter les organisateurs de la soirée sur scène et les remercie... Mission accomplie. Dans le même style musical, l'association 2G4 a aussi reçu Pleymo, petits frères de Watcha (même s'ils sont plus considérés comme des pinces street mode aux paroles légères) à l'After Club d'Amnéville avec en première partie Toun et Restricted Aria. De bonnes prestations, agrémentées entre les groupes d'une section percussions. Sur la lancée 2G4 a accueilli Leto, petit groupe parisien, avec Toun et Tawn le 07 mars à la salle Robert Ochs.

A l'extrémité opposée de la musique métal ; un Arsenal transformé... Un public peu orthodoxe en ces lieux ; casquette, basket et survêt succèdent aux costards blafards. Ca braille, ça remue, ça s'indiscipline ; La salle de spectacle messine connaît son heure de gloire streetstyle. On reconnaît dans le public, certains DJs et MCs de la région, impatient de découvrir ce set proposé dans un cadre bien classique. La populace installée, le show de Namur Break Sensation peut commencer. Depuis quelques années présents sur toutes les scènes d'Europe et d'ailleurs, N.B.S. présente son nouveau spectacle "S.C.35c" de l'auteur/metteur en scène Jean-Michel Frère qui allie la breakdance, le théâtre, le mix et les arts plastiques... Afin de bien situé ce spectacle pour le moins surréaliste, il faut décrire la scène et les actions : En fond de scène ; une pyramide de chaises articulée en un mouvement incessant et grinçant, sur la droite ; une tour avec platines et un D.J. affublé de lunettes, d'un tablier de boucher, et de doigts lumineux, a gauche, un haut perchoir où se tient une femme vêtue de blanc tenant une perche et accrochée à des ballons de baudruches, quelques décors et accessoires dont deux sortes de cafards métalliques se déplaçant et enfin, un plancher en élipse où évoluent trois danseurs Hip-Hop. La femme déclame des textes de Tim Burton, noirs, cyniques, malsains, mais non dénués d'humour, le D.J. balance des mix techno, Funk, Latino, les danseurs effectuent des performances incroyables tantôt à vide, tantôt sur des tables ou avec des chaises... L'univers étrange de "S.C.35c" fascine le public, même si une 'sortie d'école' et quelques plaisantins ne cessent d'applaudir et de crier "Bravo" à outrance. En tournée en France, Belgique, Italie, Hollande, etc... N.B.S impose un style nouveau et pénétrant. En les accueillant sous la houlette Hip-Hop, l'Arsenal a invité un nouveau public, mais quand les B.Boys amateurs dansent dans le hall de la salle à la sortie, la réalité revient à grand pas et vire tout le monde...

L'atmosphère était tout autre aux Trinitaires le 16 janvier où le caveau accueillait Ernie Hammes accompagné d'un tripotée de musiciens tous plus grands les uns que les autres avec en prime en special guest : Bob Mintzer, invité par Ernie & Mister Oz Big Band assurant la première partie. Le quintet composé de Ernie Hammes, Bob Mintzer, Pierre-Alain Goualch, Frank Agulhon (de Lorraine!!!) et Diego Humbert, respectivement à la trompette, sax ténor, piano, batterie et contrebasse, a fait vibrer le public venu nombreux bien évidemment, sous les notes bleues de leur jazz clair et épuré. Même si quelques 'couacs' provinrent de M. Hammes, le groupe franco-americano-luxembourgeois livra un concert mémorable d'émotion, dont les origines se puisent dans le dernier album d'Ernie ; "Stepwise" enregistré à New-York l'an passé (glps!).

Enfin, pour terminer cette chronique, je ne peux m'empêcher de m'éloigner de Metz pour le pays d'Ernie. Dimanche 10 mars, se tenait dans la salle de concert de la capitale luxembourgeoise, un concert exceptionnel, grandiose, terrible !!! Tower Of Power !!! Ce groupe crée en 1969, toujours sur la route est un des plus grands groupes si ce n'est le plus grand groupe de Funk du monde... Comme le disait un journaliste américain souvent repris : «Si vous voyez un spectateur immobile à un concert de Tower Of Power, pas la peine de prendre son pouls, c'est qu'il est déjà mort». Justifiant son nom sur la scène de l'Atelier, Tower Of Power exécuta un spectacle funky à souhait accompagné de chorégraphies simples mais efficaces et de solo fiévreux et hypnotisant... Derrière ses 15 albums comprenant les inévitables titres que sont "What is hip ?" ou "You're still a young man", Tower Of Power tient le flambeau de la longévité, ayant tourné avec Ray Charles ; les Rolling Stones ; Elton John ; Santana, etc, etc... Ce concert fut un des plus magnifique que j'ai eu la chance de voir ! Si il n'y avait qu'un concert à voir, ce serait T.O.P.

Avril 2002

Ca s'en va...
:
- La Ruda Salska le 18/12/01 à l'After Club
- Stefano di Batista le 24 janvier à l'Arsenal
- Cœur à Chœur (Restos du cœur) le 26/01 au Galaxy
- Maelstrom le 04/02 au théâtre du Saulcy
- Dark Funeral; Anorexia Nervosa; Tidfall; Occult; Ragnarok le 12 fevrier 2002 à l'After Club
- Paris combo le 6 mars à l'Arsenal
- Mario Matadidi le 8 mars 02 au centre Petit Bois
- Triptic à la salle Braun les 8&9 mars
- Goran Bregovic (COMPLET!) le 14/03/02
- La coupe Davis aux Arènes

Et ça revient...
:
- Festival rock lycée le 26 mars à la FIM
- Immortal; Hypocrisy; Krabathor le 16/04/02 à l'After Club
- Festival Tibet Libre 3 à la FiM le 1er juin
- Francis Lalanne le 18 et 19 avril aux Trinitaires
- musique du monde: Titi Robin le 25 avril à l'Arsenal (andalousie, afrique et orient)
- Henri Gougaud les 25 et 26 avril aux Trinitaires (contes d'amour et de plaisirs)
- Opérette La Périchole de jacques offenbach 26/27/28 avril à l'Opéra Théâtre
- Expo Philippe Bouveret à l'Arsenal du 16 mars au 19 mai (sculptures)
- 4 au 11 mai : festival du théâtre universitaire de metz: Actor's Café au TUM
- 14 mai ; festival musique action 19ème festival de musiques nouvelles théâtre du saulcy

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8 juillet 2009 3 08 /07 /juillet /2009 11:55

Quand la culture est en danger, une seule solution pour la réanimer : l'intensifier. A ce titre après le premier tour des élections, où aucun parti ne se souciait d'elle, et que le principe démocratique risquait de chanceler, l'Assemblée Populaire de Metz a spontanément mené une action forte. Une manifestation, débutée sur la place de la gare et menée symboliquement jusqu'au centre de rétention. Après avoir récolté un minimum de fonds et avec l'appui de bénévoles, l'Assemblée Populaire à donc conduit le flot de citoyens à travers les rues de Metz, juchée sur un camion loué affublé d'une sono de fortune. Afin que la manif ne se termine pas par l'éparpillement de ses manifestants, un concert gratuit à la porte des Allemands avait été préparé. Hélas le trouble a été tout de même semé lorsque de jeunes révoltés ont taggué quelques murs et que la force répressive est intervenue, ne laissant pas l'opportunité d'une quelconque réaction en aspergeant la masse de lacrymo. Le soir venu le concert a pu débuter... Un décor onirique et décalé, baigné dans les lueurs orangées de l'éclairage messin. Un melting-pot de styles a déferlé puisque étaient présent bénévolement Les Seuls, Mel, Stillin, Abdou Day, Hia Bias Gang, etc... Attiré par l'ambiance tranquille qui s'y dégageait, de nombreux passants se joignèrent aux festivités de ce mini-festival de ce jeudi, 25 avril.

Une fois la percée du FN déjoué, la vie repris son cours normal, le temps aussi, bien que chaud pour une fin de printemps. Le thermapolis d'Amnéville connu d'ailleurs quelque longue file d'attente devant son portique menant au paradis salé de la détente. C'est pourquoi au lieu d'y aller un week-end, en ma position favorisée d'étudiant j'y suis allé un lundi soir... Ainsi, j'ai pu évoluer aisément dans l'autre calme du thermapolis. Profitant à ma guise des turbo-masseurs, bains bouillonnants, sauna et autres bains de pieds... C'est dans ces moments que je me dis que les bains publics devraient être réhabilités, un lieu de sérénité où toutes classes sociales disparaît le temps d'une relaxation. Où chaques acteurs de la vie devient (le temps de son « pass thermapolis »), un être humain tout simplement, sous seul couvert de son maillot... Mais les rêves ont une fin. Le mien dura 2 heures.

Sur ma lancée Zen, j'ai entrepris d'aller visiter l'exposition sur 'l'élégance et la nécessite – les costumes en Lorraine' au musée de la cour d'or. Une plongée dans la mode du 18 et 19ème siècle... Agrémenté de costumes d'époques, d'objets, de lithographies, peintures, etc... cette expo, outre son côté envoûtant de par la solennité du lieu à le mérite de m'avoir surpris en de nombreux points : J'ai particulièrement 'bloqué' sur le chat à roulettes ; un jouet d'enfant de la fin du 20ème siècle, sur le fourneur de repasseuses ou encore sur la robe d'apparat « Bord de rivière au printemps », conçue par Victor Prouvé et Frédérique Courteix, fers de lance de l'art nouveau nancéen, vraiment très moderne pour l'époque ! Cette visite grouillait de notes sur le contexte historique. Parmi elles, les précisions sur les robres de mariés ont particulièrement marqué mon esprit : En Lorraine au 18ème siècle, celles-ci étaient rouges ou encore violettes... Que de symbolisme ! Elles se teignirent de noir ensuite, et tandis qu'à la campagne cette tradition perdura jusqu'après la Première Guerre Mondiale, la ville adopta tout de suite la couleur virginale blanche. Enfin, j'ai pu apprendre qu'il existait jadis des métiers comme coisseuse/teilleuse de chanvre, marchand (ambulant) d'horloge de bois, ou coupeur de choucroute !

C'est en sortant du musée que j'ai trouvé des flyers annonçant l'événement tant attendu depuis l'an passé vu son succès florissant, du 2ème festival Metiz'art organisé par les étudiants de L'ENIM. Le plan d'eau transformé, transcendé, en un lieu de fête où se sont ébattus 12 500 personnes au total. En venant dans l'après-midi, on pouvait admirer les skateurs et leurs folles figures, ou encore assister au discours (efficace et concis) de M. Thil soutenant les musiques nouvelles... Le soir venu, les lieux de spectacles occupants une bonne tangente faisaient refléter en une magie féerique leur éclairage sur l'eau... A chaque extrémité, une scène. L'une pour Conscience Tranquille, Skunk, Baobab, Dolly, etc... L'autre pour Blak Bomb A, Lisa Margot, Les Nains Porte Quoi... Entre elles une armada d'activités et de loisirs : Du tir à l'arc, de l'équitation... -Non, je plaisante- L'imposante et stagnante scène techno (DJs Ridoo, Dreadfull, Batman...), peut être la plus prisée en tout cas la plus squattée, un mur pour taggueurs, une scène à tendance Hip-Hop, une autre avec des musiciens traditionnels, doublés de cracheur de feu et de jongleur, et encore des barbecues, des débits de boissons et des nouveautés bien appréciées comme les stands bonbons, gaufres, Thé et vendeurs de pipes et d'encens... Une sorte de mirage si plaisant dans notre ville de Metz... Je suis retourné au plan d'eau depuis. Il n'était plus le même, beau mais si triste, si calme... Des larmes me sont même montées aux yeux lorsque je me suis rendu compte que trônait toujours le mur de tags, témoins du potentiel festif de Metz...

Juin 2002

Ca s'en va... :
- Hommage à Bob Marley le 10 mai aux Trinitaires
- Expo Tendance Urbaine au BSM jusqu'au 12 mai
- Festival musique action au théâtre du saulcy le 14 mai
- Le printemps du jazz à l'Arsenal les 22, 23 & 24 mai
- Dédicace de Scottie au Virgin le 24 mai
- Mission Impro-cible à la Salle Braun: duo d'improvisation les 24 et 25 mai
- Les L5 le 30 mai Galaxie
f- AIDES'tival les 1er et 2 juin au Galaxie

Et ça revient... :
- Mise en place d'une ligne gratuite info-jeunes pour le logement, les loisirs, les formations, les jobs, etc... à l'initiative du conseil général de moselle, de la CAF de moselle, de la ville de Metz et de la DDJS : 0 800 490 335
- L'été du livre 7,8 & 9 juin
- Elie Sémoun le 14 juin à l'Arsenal
- Ciné-Jazz : Buud Yam : Burkina Faso (B.O. Michel Portal) samedi 15 juin au caveau des trinitaires
- Palmade et Laroque à venir au Galaxie: 25 juin
- Exposition de Georges Rousse à la galerie d'exposition Saint-Pierre-aux-Nonnains et la Chapelle des Templiers (Arsenal) du 15 juin au 22 septembre
- Expo de Olga Boldyreff à Faux Mouvement de 15 juin au 6 juillet

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8 juillet 2009 3 08 /07 /juillet /2009 11:54

Durant l'été, c'est à la Médiathèque de Metz Pontiffroy qu'un choc s'est produit en moi : Etienne Delessert "Les affiches". Jusqu'à là rien de particulièrement excitant, ce nom ne rappelant rien à personne (en tout cas pas à moi). Mais une fois devant ses affiches, la catharsis s'est produite. Pour les jeunes de ma génération (fin 70') un indice : J'aime lire/ J'aime pas lire. Un monde enfantin et imaginaire où se croisent lutins, animaux, monstres et musiciens. Au fait les illustrations de Etienne Delessert ornaient les couvertures et pages des livres d'enfants que nous lisions. Etrangement ambigus, entre rêves et cauchemars, ses dessins ont nourri nos inconscients innocents. J'y ai découvert que ce monsieur avaient travaillé pour les manifestations théâtrales d'Am Stram Gram de Genève ou pour le festival Light & Sound à New York ainsi que beaucoup d'autres fêtes et manifs. Son must est apparemment ses affiches pour la maison de mode Ausoni (Suisse) peuplées de chats 'individualisés et interprétés'. A vrai dire une fois mon émoi passé d'avoir revu ces dessins d'antan, j'ai trouvé tout ceux-ci un peu fades bien qu'imprégnés d'un style très particulier. Au fait c'était un peu comme revoir un épisode de Bioman ou de X-Or... Peut être que d'ici 20 ans Harry Potter subira les mêmes atteintes...

Au contraire, je me suis laissé happé par les travaux de Georges Rousse visibles du 15/06 au 22/07 à la galerie d'exposition Saint pierre aux nonnains. Ses installations jouent sur les perspectives de photographies. Georges Rousse inscrit un cercle au centre de sa photo et y transforme l'espace et les couleurs. Se servant des fuyantes de la structure, il y déforme le lieu même. D'ici ou d'ailleurs les supports servants au modèle de base proviennent de lieux voués à la démolition ou à l'oubli, tantôt minimalistes, tantôt complexes, ceux-ci deviennent alors une énigme spatio-temporelle piégeant nos sens et tout ceci sans l'aide de produits prohibés.

La rentrée venue, le plus grand événement de musiques actuelles a vu le jour à Metz les 20 et 21septembre aux Arènes, le tout organisé par Notice France... Bien que la deuxième soirée annonçait de bonnes têtes d'affiches comme Laurent Hô ou Olivier Chesler, je n'en restais pas moins un néophyte en techno et décidais de ne faire que le vendredi 20; Sinsemilia, pour la 20ème fois en 1 an sur Metz, Thiéfaine (encore vivant), Asian Dub Foudation (mais de quand date leur dernier album?) ou encore In Vivo, le groupe que j'attendais, formé d'anciens de Kabal et de Lofofora... Hélas, ils n'atteindront pas la scène, stoppés par les limitations horaires. Du coup je zonais dans les Arènes, entre la bière sans alcool et les sandwichs peu nombreux et peu ragoûtants. Par chance j'avais un pass VIP et pouvait accéder au bar VIP, et ainsi acheter des bières alcoolisés. C'était encore l'endroit le plus sympa des Arènes Music. Artistes locaux, politiciens locaux, presses locales, rien de moins que d'habitude quoi... De cet endroit, j'ai assisté à un ballet étrange; les deux scènes disposées dans l'Arène vues de dessus. Tandis qu'un groupe se produisait sur l'une, l'autre rideaux fermés subissait la préparation des roadies pour les suivants. Mais, j'aurais du m'en douter, ces places privilégiées n'étaient pas autorisées et les malabars videurs nous prièrent d'aller voir ailleurs. Je rentrais chez moi. J'aurais souhaité vous parler de la nuit des stars (une co-production le Galaxie/RTL9 sur une initiative du Casino d'Amnéville groupe tranchant), se déroulant samedi, 5 octobre en même tant que la soirée Néo-Metal avec Nihil & Co. organisée par Divine Union et Evolution Prod. à l'After Club. Mais à mon grand damne, ma 309 m'a joué un mauvais tour et j'ai fini devant Quasimodo d'el Paris loué au vidéoK7 du coin.

Enfin comment ne pas parler du festival des Musiques Volantes qui a vu sa 7ème édition vivre du 17 octobre au 17 novembre (avec Goddar, Howie B, Red, Tonne...)? Mais si, ce festival axé sur la découverte et l'éclectisme, accueillant des musiques dites actuelles aux 'démarches artistiques singulières' développant ainsi 'une esthétique musicale novatrice' dont la ville de Metz est si fière. Vous ne voyez pas? c'est que vous faites partie des nombreux absents au festival... Tantôt soirées remplies avec des valeurs sûres, tantôt soirées désertes avec des artistes barrés, les musiques volantes visent principalement un public attiré par l'expérimental... Mais une question demeure : doit-on vraiment proposer une programmation musicale spécifique relativement fermée dans une ville où le public n'a même pas l'occasion d'apprécier une scène plus généraliste ?

Décembre 2002


Ca s'en va... :
- Erik Truffaz les 26 et 27 septembre aux Trinitaires
- Au BSM : Les expos d'Amandine P., Adeline R. & Christophe T. ; E. Fey, N. Nade et K. Longchamp, E. Bonnet, S. Mourgues et D.
- Murat Ozturk Trio le 01/10 aux Trinitaires
- Ballet Preljocaj les 16 et 17 octobre & la Cie Fattoumi – Lamoureux les 12, 13 et 14 novembre à l'Arsenal
- Sous la pluie au Théatre du Saulcy le 17 octobre
- Toto le 19/10 et Noir désir le 22/10 au Galaxie

Et ça revient...
:
- Installation spécifique de décembre à février 03 à la gallerie Faux Mouvement
- Expo plastique des artistes Anamorphoses à la MDE du 9 au 20 décembre
- Post Mortem le 14/01 au Théatre du Saulcy
- L'orchestre de passage le 29/01 aux Trinitaires
- Bon appétit, Messieurs ! les 11 et 12 février à l'Opéra-Théatre
- Le chien Andalou autour de Martin Matalon le 14/02 à l'Arsenal
- 20/02 Laurent de Wilde Quintet à l'Arsenal

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8 juillet 2009 3 08 /07 /juillet /2009 11:53

Une plongée dans le Metz d'antan avec Auguste Migette... Présentée au musée de la Cour d'or, du 12/12/02 au 14/04/03 l'exposition Auguste Migette ou la chronique du pays messin nous offrit un grand nombre d'œuvres retraçant le Metz du XIXème Siècle. Faisant revivre l'histoire, énigmatique et passionnante. Dans la mouvance du romantisme, Migette, artiste touche à tout, passionné de Moyen-Age, sera collectionneur, directeur de l'école municipale de dessin, réalisera des décors pour le théâtre de Metz, etc... Autant d'étapes et de domaines relatés au long de cette exposition. On pouvait s'amuser à reconnaître (ou à s'efforcer de reconnaître) les lieux peints il y a plus de 100 ans, s'étonner du modernisme de certains traits, on encore s'attarder sur certaines scène quelques peu violentes ou ambiguës... Il faut dire qu'il y en avait pour tous les goûts et à tous les formats. Du portrait (d'inconnus ou de comédiennes), au décor théâtral (du comique au dramatique), en passant par les travaux de ses élèves et ses collections privées. Tout était cohérent mais rien ne se ressemblait. J'attendis à un moment le guide du groupe de touristes assurer que Migette avait enrichi le patrimoine messin par le don de ses collections privées qui plus est n'étaient même pas préméditées. Puisqu'elles n'étaient que des cadeaux reçus et des coups de cœur concédés... Ayant vécu une période intense de l'histoire, dont l'annexion de Metz, Migette passionne par ses visions de l'histoire qu'il puise dans les Chroniques messines, L'Histoire de Metz par deux religieux bénédictins ou le Dictionnaire du département de la Moselle de Viville... Offrant les visions de celui qui avant nous vécu à Metz, l'expo nous offrit un voyage au fil de la Moselle romantique, des Vosges à la région de Trèves. Je trouve toujours émouvant et un peu angoissant de revivre la réalité du passé, loin du virtuel, juste en quelques traits... Migette a beaucoup contribué à la formation du milieu artistique messin. Les artistes version 2000 laisseront-ils aussi de traces aussi indélébiles ? C'est l'histoire qui en décidera.

Côté musique, l'association Anamorphoses avait quelques fois fait parler d'elle... En ce mois de mars 2003, elle squattait un peu l'événementiel de la région messine. Tout d'abord avec ses trois tremplins Metiz'art (organisés en partenariat avec l'Acuenim) : Le tremplin Métal, le 11 mars aux Trinitaires, accueilli Astero H, [Toun], Headust, G.O.D et Stud. Ces derniers remportèrent l'approbation du jury (composé de commerçants messins, de professionnels de la zik, de membres de l'Acuenim...) et se produiront du coup au festival Metiz'art 2003 le 24 mai sur le plan d'eau de Metz. Le tremplin middle, le 12 mars aux Trinitaires vit Mad in H sélectionné, face à Jump for joy, IEM&A, Cornerstone, Charlie O. et Tahiti Bob. Enfin, le tremplin soft à l'entrée des artistes le 31/03 vit se produire Question d'humeur, Damoizo, Lucas et la mystery machine, Pisu et Torm, qui fut élu. La journée du 22 mars fut chargée : Tandis que 3 grapheurs Anamorphoses réalisaient un décor pour la Maison De l'Etudiant, la soirée Shake 3 prenait place à l'Ibiza de Bouzonville (57). Un flot de fureur emplit les murs de la boîte avec Tawn, [Toun] et Black Bomb A. Le public métal peu habitué à ce genre d'endroit pu slammer dans la fosse et se déhancher dans les cages de l'Ibiza en s'abreuvant du flot rageur de BBA... En 2ème partie (présentée par Dezakore) les métalleux épuisés laissèrent place aux teufeurs. Un étrange spectacle pris alors forme : sur fond de Hardcore avec Kaaza, AK47, Bud Burnerz, etc..., le public se dandina, en contraste total avec les beats ! Mais bon... L'hardcore a ses raisons que la raison ne connaît pas.

Enfin, l'arsenal de Moya en place du 8 mars au 18 mai à l'Arsenal, présente les œuvres de Moya... Et oui de temps à autre un peu de minimalisme ne fais pas de mal. Une galerie d'exposition assaillie de partout par ces 4 lettres : M.O.Y.A. Patrick Moya se représente dans quasiment tous ces travaux, en y inscrivant son nom, ou sous forme d'un petit bonhomme typé Pinocchio avec de petites binocles. Les titres ? Les rêves de Moya, Mayo angelot, Moya potier, etc... On pense aux aventures de Oui-Oui, voir à Moya l'abeille (ah ah ah... oui bon...), mais la comparaison s'arrête là. Touche de vie tantôt réelle tantôt futuriste, jeux de mots simplistes, délires narcissiques (on apprend au cours de l'expo que Moya dès l'âge de 9 mois fut 'exposé' par son père dans la vitrine de son magasin de primeurs), Patrick Moya s'essaie à tout. Et il réussit. Certes il est vrai qu'au début on se trouve quelque peu décontenancé par tous ces supports : peintures à l'huile, à l'eau, sculptures en céramique, en acier, meubles, œuvres virtuelles, fresques... Toutes ces ambiances enfantines, ces couleurs gaies et chatoyantes... Et je sais très bien que si en pénétrant dans la galerie, l'ambiance sonore avait été celle de M ou de Moby, cette expo ne m'aurait pas plus donné en vie de m'y attarder que si ça avait été Massive Attack comme c'était le cas. Le talent de l'artiste se trouve au fait très bien résumé dans cette phrase de Claude Fournet « Patrick Moya incarne une nouvelle race d'artistes. Peu compromise par les données idéologiques ou économiques du temps, capable cependant d'en retenir les moindres vibrations. » L'Ecole de Nice a donc un digne descendant : Moya artiste !

Ca s'en va... :
- Denis Moog Jazztet le 11 janvier aux Trinitaires
- Laurent de Wilde le 20 février à l'Arsenal
- Le show Johnny Halliday (par Jean-Marc)! Le 8 mars à l'Entrée des artistes
- Le Zic-Zac Tour (les 15-22-28/03 et les 04-11/04)
- Lord of the Dance le 22/03 au Galaxy
- Watcha et Kontre 2 le 4 avril à l'After Club par FQCB

Et ça revient... :
- Les soirées Nora Krea et Luna mix generation de Norapolis les 6 & 7 mai aux Trinitaires
- Magma à Rombas le 7 mai
- Les Rita Mitsouko le 16 mai aux Arènes
- Superbus le 22 mai à l'After Club
- Christian Globensky du 22 mai au 22 juin à la galerie Faux Mouvement
- Le Festival Metiz'art 2003 le 24 mai sur le plan d'eau

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8 juillet 2009 3 08 /07 /juillet /2009 11:52

Mardi, 19 avril. 19 heures. Alors que je viens de quitter ma fidèle connexion internet. Mon téléphone retentit... Bien que surpris, je me résous à répondre. A l'autre bout du fil, je reconnais mon vieil acolyte pro de la radio Jean-Luc. « Hey, j'ai une place pour aller voir Craig David... Tu viens ? » Craig... ce jeune prodige du R'n'B, dont je venais de taxer le CD à ma sœur... Craig... cette icône post-pubère et déjà sex-symbol... « Yeah, j'arrive !». Le rendez-vous est fixé devant radio bleue. De là, à 2 sur son vélo, nous rejoignîmes sa voiture avant d'atteindre le Galaxie où finissait la première partie avant la venue du jeune éphèbe. Après s'être ingurgité un sandwich gruyère/oignons/saucisse de Francfort/moutarde que l'on pouvait se confectionner soit même dans l'entrée moyennant quelques euros. Nous entrâmes dans l'antre de la bête où s'ébattaient (entres autres) des masses informes de midinettes... L'unique date en France de Craig David, et une salle péniblement comblée. Pourtant quand l'Anglais entra sur scène on eut juré que le public avait doublé. Le traditionnel « Patriiiiiiiiiiick » fut transformé en « Craiiiiiiig » (moins facile à prononcé en criant). Les premières mesurent sonnèrent, et C.D. en jean, tee-shirt et bonnet blanc fit vibrer sa voix. Terrible, nickel. Le concert s'intensifia lorsqu'un des synthés (3 au total) empoigna la basse... Les tubes Craig Davidien s'enchaînèrent, trop vite à mon goût, de « What's your flava » à « Walking away », si bien que quand la star quitta la scène, Jean-Luc et moi restions sur notre faim. Mais, comme un ami à moi le dit si bien : « Il y a ceux qui y étaient et ceux qui n'y étaient pas... ». Et moi j'y étais (j'en ai profité pour m'abonner à OK podium).

En mai, à Metz, la 3ème édition du festival Metiz'art était très attendue... Les ogres de Barback, Big Red, L'esprit du Clan, 100g. de tête sur le pan d'eau à 5€ (3€ ! en prévente)... Tout commença le 23 mai avec le Metiz'art Off. Une soirée gratuite à la Maison de l'Etudiant avec Pollux, Question d'humeur et les Drunkynuns en ouverture. Et DJ Nu-Brain, DJ Nitram et DJ Druid & MC Seko en 2nde partie de soirée... Dehors les jongleurs et cracheurs de feu s'échauffaient pour la fiesta du lendemain. Le Metiz'art Off connut son apogée lors du set electro livré depuis la terrasse du bâtiment. Et même si la bière vint à manquer, la journée du lendemain s'annonçait prometteuse... en catastrophes au fait. Le Metiz'art, présenté par l'Acuenim, débuta sous un soleil radieux. Dès 14H la machine se mit en route avec ; en free un contest skate/BMX, des percussions africaines, des expo de peintures et réalisation de sculpture, des impro théâtrale, Westing House, le Fat Flow Staff, etc... Mais les réjouissances furent de courte durée. Avant qu'une quelconque tête d'affiche n'atteigne une des scènes A ou B, vers 20H, un violent orage s'abattit sur Metz. Un spectacle digne d'une petite apocalypse ! Tout vola : bâches, vêtements, cartons... Le public se dispersa en hurlant, pris d'assaut les scènes, les bâches, les back stages... Toutefois, trempés, cette situation incongrue nous réchauffa humainement puisque parqués sous nos abris les uns contre les autres... ½ heure d'orage mit out le matériel de ces 2 scènes... Le Metiz'art devint donc gratuit et seule la scène techno (C), rescapée du déluge, accompagnée de quelques cracheurs de feu et autres jongleurs continua son show avec Bass Star/Keta/Kza/Dacoma, DJ Moskito vs GregM, DJ Radium... Tous les grands festivals ont eu leur année de misère... L'édition 4 n'en devrait être que meilleure...

D'avril à juin, l'association la Batuccada fut très présente sur la scène culturelle messine. Etre régulier n'est pas évident sur Metz puisqu'en léger manque d'espace de diffusion musicale tendance « D'jeun's » . En investissant un lieu peu utilisé du fait de sa restriction horaire (23H). La Batuccada a réussi un coup de maître en imposant son rendez-vous hebdomadaire à la salle Robert Ochs. « Regular scene » proposa ainsi un large panel de styles musicaux en accueillant d'avril à juin : le Micro Brise le Silence, les Fous gueux, Da Real Crew, les Mucrackers... La chapelle de l'ancien carmel fut, lors de ces 13 rendez-vous, chaque fois transfiguré par un système de déco mobile. Mais aussi par des artistes comme lorsque Jack, (body-piercieur à Metz) et Judy présentaient leurs œuvres picturales lors de la prestation du groupe B. Stinged Butterfly... Une plongée dans un monde obscur et sensuel, où les couleurs violentes ou glaciales enserrent le cœur et instaure en vous des sentiments de peurs ou d'angoisses... Et même si la mélancolie étaient plutôt de rigueur dans cet univers néo-gothic, on se dit : Vivement la prochaine série de Regular scene.

Août 2003


Liens utiles :
www.fqcb.fr.st
www.arsenic57.com
www.metizart.free.fr
www.labattucada.free.fr
www.associations-metz.net
www.federocklux.be
www.zic-zac.com
www.w-fenec.org
www.pollux.fr.st
www.fatflowproduction.com
www.metz.webcity.fr
www.mairie-metz.fr

Ma sélection :
www.usinagaz.com
www.pronostix.com
www.grumlee.net
www4.tz-technologie.com

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8 juillet 2009 3 08 /07 /juillet /2009 11:51

Commençons cette chronique par du pur bonheur... Mercredi, 15 octobre alors que je pestais en rang à l'étage inférieur de la FNAC afin de payer ma cartouche d'encre, mon visage s'éclaircit soudainement : Je venais de voir que Didier Lockwood serais au Forum "Michel Serrault" le 16/10 à 17H! J'étais donc, dès 10H le lendemain, appuyé au rayon informatique pour avoir une place sûre auprès de l'aura du mythique violoniste d'Uzeb et de Magma. Après une introduction quelque peu diffamatoire sur la situation des Trinitaires, soutenant Pierre-Frédéric Klos ci-présent, il entra dans le vif du sujet. Son école le C.M.D.L., un château situé à Dammarie-les-Lys... Oui, oui, voisin du château des Vives-Eaux, celui des "stars". Il ne manqua pas d'ailleurs de prendre position et d'annoncer les prémices d'un projet sur Arte; une émission avec de vrais musiciens aspirant à évoluer... Ses boutades : "Comment faire pour qu'un pianiste classique cesse de jouer? Il faut lui enlever sa partition. Comment faire pour qu'un guitariste de rock cesse de jouer? Il faut lui mettre une partition devant le nez" et "Apprendre à lire la musique avant de savoir en jouer et aussi inadéquat que d'apprendre à lire à un enfant qui ne sait pas encore parler", résumerons la pédagogie musicale de sieur Lockwood. Achevant son discours, déjà émouvant, par des brèves de studio, de répét, de vie... Il prit son violon magique. Du début à la fin, j'avais la gorge serrée... D'autant plus qu'il acheva l'œuvre sur un bout de sa célèbre improvisation des mouettes (présente sur son dernier album en CD bonus) . Si le violon ne vous inspire rien, jetez juste une oreille vers Didier Lockwood. Un ami à qui j'avais dit de passer en resta coi, et m'avoua qu'il ne verrait plus jamais le violon du même œil... Ma jouissance n'allait pas s'arrêter là... En ce jeudi, 16 octobre, Sainte Edwige nous avait comblés. A quelques lieux de Metz, sous le Chapiteau de la pépinière se déroulait Jazz around Miles au 30ème Nancy Jazz Pulsations. Celle-ci commençait par Joe Zawinul, un monstre vivant de la scène Jazz. Je kiffais surtout les solos, les voix syncopées... Mais j'attendais autre chose... Eric Truffaz. 3ème fois que je le voyais. Très psyché, sublime Marc Erbetta derrière ses fûts... Ceci dit, j'attendais autre chose... Puis... Ces mots résonnèrent dans ma tête : " Et qui mieux que Marcus Miller reprèsente le Funk? Marcus Miller Band. Marcus Miller!" (cf. Live&More). Et pas de doute c'était lui, même les yeux fermés. Son son était là, vrombissant et terrible... Et à la batterie : Poogie Bell !!! Une déferlante Drum & Bass qui m'hypnotisait, me transcendait. Miles était là! Cela n'aurait jamais du cesser... C'est d'ailleurs, pour cette raison que je me refuse à clore ce texte....

Après ça... Comment trouver mieux? Sûr impossible en musique du côté de Metz. Toujours ce problème "Musiques actuelles" en suspend. Les Trinitaires idem (...désolé). Une fébrile salle Ochs encore susceptible d'héberger jusqu'à 23H... Ou, les Arènes (à quand un grand combat Vs Le Galaxy?). Ben oui, tiens des fois y a des bonnes choses aux Arènes... Attendez... I Am en 2004. Non je plaisante, c'est au Zénith. Sinon y'avait Tryo, le 5 novembre. Le public avait rajeunit depuis la dernière fois (au Galaxy). La verdure était toujours d'actualité. Et l'alcool se joignait à l'humeur. "Chez Totor", bar typique installé sur scène, accueillait d'ailleurs ponctuellement quelques Teens. Présent sur tous les fronts, légalisation du cannabis, anti-Real TV, anti-extrême droitiste, anti-COGEMA, bref assez démago, Tryo sut tout de même charmer le public déjà acquis à ses chansons et lyrics bien estampillées. Toujours était-il qu'enfumé, à ma sortie, je me surpris à avoir envie de tenter l'expérience avec Carlos, le 30 novembre. Je ne le fis pas. Mais Metz sais tout de même charmer. Alors séparons-nous sur une touche de poésie : 50 ans d'imprimerie, avec l'artiste aux milles supports et techniques du 27 septembre au 9 novembre. A la chapelle Saint-Pierre-aux-Nonnains, les traits galopants de Pierre Alechinsky avaient envahis les lieux.. Au cœur du monde graphique et de la littérature, cette exposition charmait par ses rythmes effrénés. Danses, tourbillons, couleurs, noir, déluges de jongleries verbales... A la fin de ma visite, je désirais rester dans cet univers onirique et décidais de lire les articles sur Alechinsky, près de la boutique. C'est alors que la réalité repris le pas une fois de plus, quand on m'informa poliment que l'exposition n'était pas accessible au public en matinée... Switch.

Hiver 2003/2004


Liens utiles :
http://www.fnac.com
http://www.cmdl.free.fr
http://www.nancyjazzpulsations.com
http://www.zawinulsyndicate.com
http://www.eriktruffaz.com
http://www.marcusmiller.com
http://www.arenes-de-metz.com
http://www.associations-metz.net
http://www.iam.tm.fr
http://www.musicarlos.com
http://www.faux-mouvement.com
http://www.metz.webcity.fr
http://www.mairie-metz.fr

Ma sélection :
http://www.luxembourgbynight.com
http://www.ohhla.com
http://www.cosmichiphop.com
http://www.90bpm.net

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