Chroniques "Ma vie est un enfer" (2001 - 2004), parues dans le magazine "Essentiel City Magazine"
Bi-mensuel Messin (57) tiré à 40.000 exemplaires
Chroniques "Ma vie est un enfer" (2001 - 2004), parues dans le magazine "Essentiel City Magazine"
Bi-mensuel Messin (57) tiré à 40.000 exemplaires
A peine entré dans l'After Club d'Amnéville, vendredi 12 octobre, je me suis laissé prendre au jeu de ces jeunes fans de néo-métal qui occupaient la quasi-totalité des lieux...
Les gens étaient cools, décontractés. Le genre d'endroit où tout le monde respecte tout le monde sans prises de tête... Comportement d'ailleurs confirmé aux vues des prestations de
Karma-Sutra qui ouvrait le bal, et de Masnada, valeur montante de la région. Le bar et la sandwicherie accueillaient une armada de dreadés/rasés/piercés qui
prenaient des forces dans la salle enfumée et en sueur. La seule entorse à l'esprit venait des "centuries", quelque peu décontenancées et agressives devant tant de jeunesse pacifiste. Lorsque les
premières parties eurent fini, je sentis le public s'exciter, s'impatienter... Tous se rassemblèrent devant la piste, et attendirent... Lorsque Mass Hysteria fit irruption sur
scène, dans un show de lumière mauves, un énorme son de basses pénétra nos entrailles, et Mouss, le chanteur salua le public et ses fidèles, présents à Jarny, aux Eurockéennes, à Bercy... le
public entra en transe, jumpant sur les chansons anciennes, et contraints de rester un peu plus calmes sur les nouveaux titres "De cercle en cercle" qui se révèlent rythmiquement plus soft que
leurs prédécesseurs. La foule devenait par moment une mer humaine déchaînée où se jetaient les slammers, portés ensuite au-dessus de centaines de têtes. Mouss, scandait entre deux chansons les
principes qu'arborent les Mass : "Respect, faites bouger cette planète – Un homme qui ne fait rien est un homme en danger...". Tantôt parcourant la scène, tantôt perché sur le mur d'enceinte,
l'homme, qui compatissait avec la fatigue du public ayant déjà soutenu deux lives, entretenait une sorte de cycle dynamique : invitant la foule à entrer dans le beat dixit : "Allez bouger, sauter
!!!" et par les slams qu'il testa lui-même, celle-ci redistribuait son énergie au groupe qui entamaient là une des premières dates de leurs tournées... L'alchimie Mass avait fait fureur... En
sortant du Club, une dizaine de parents attendaient leurs enfants. Semblant inquiets face à ces hybrides quittant les lieux... Avec amusement, je me remémorais les situations humiliantes que des
situations similaires avaient produites avec certains des mes amis lorsque nous étions plus jeunes... L'histoire est un éternel recommencement.
Les contemporains font suite aux classiques. Toutefois, certains sont durs à classer, comme Angelin Preljocaj. Pour la 2ème soirée du "Sacre du printemps", jeudi
25 octobre, l'Arsenal était aussi complet que la veille. Les spectateurs contrairement à l'accoutumée, n'avait pas cette certaine homogénéité. Après avoir participé à la valse du
placement avec les gilets bleus, je trouvais enfin ma place. Une fois tout le public installé, la danse pris forme. Comment définir la première partie "Helikopter?" En tout cas,
bien que n'étant pas un amateur de danse, j'étais plongé dans l'action scénique. Au sol : un énorme carré blanc ou tournait l'ombre d'hélices. Les premiers sons de la représentation : les
turbines d'un hélicoptère qui démarrait. Une fois les danseurs entrés en scène, le carré n'eut de cesse de se mouvoir... En nuages, en filin de lumière, en damier ... Et chaques pas des danseurs
étaient réglés sur ce décor, si bien qu'on eut cru que celui-ci était réel. Ils sautaient et les nuages se dissipaient autour d'eux, ils couraient et les filins subissaient des distorsions, ils
marchaient et le damier comme liquide ondulait, le tout sur une musique électronique aux sons sinusoïdaux signée Karlheinz Stockhausen. Puis, la pièce se finit par l'arrêt des turbines et la
désertification de la scène. Bien qu'abasourdit par les sons et visuels, le public fut ravi et le fit savoir. S'en suivi un petit entracte où on pouvait déguster... du champagne à 40 balles la
coupe. Dommage j'aurais bien pris un jus d'orange ou un coca, mais bref. Signalons au passage que le hall d'entrée de l'Arsenal était orné de photographie de "Photo Forum", dont certaines
méritaient largement le détour (au fait les gagnantes du concours).
La seconde partie "Le sacre du printemps" fut intense. "Cette musique n'a de cesse de charrier la lente montée du désir, en même temps qu'une sorte de panique contenue" nous dit Preljocaj.
Révolutionnaire en son temps, le sacre le reste ici. En clair, il s'agit de la jubilation des sens de 6 hommes et de 6 femmes. Une sorte de rituel que l'on connaît des animaux au printemps. En
effet, l'œuvre orchestrée de Stravinsky fut fidèle aux dires d'Angelin. L'hystérie était sur scène, suivant les déplacements des danseurs et de leurs montagnes de poches, usées en décor. La fin
me mis même la larme à l'œil lorsqu'une danseuse s'est retrouvée dévêtu par le reste de la troupe et qu'elle fût entourée par tous. C'était effrayant et émouvant... Après une brève salutation de
Preljocaj, le public quitta doucement les lieux.
Ce nouvel amour par la danse ne me fit toutefois pas effet à la soirée du 9 novembre avec Sinsemilia ; Baobab et Abdou Day. Cette soirée un peu
trop Raggae pour être comprise dans les Musiques Volantes attira toutefois beaucoup de monde et fut un succès ! Une soirée tendant vers l'amalgame où j'aurais bien vu Manu Chao
en tête d'affiche... Un public dynamique et particulièrement obéissant, un baobab quelque peu controversé dans ses déclarations, un Sinsemilia débordant d'énergie qui du coup perdait en mise en
place... Et là problème : Bien qu'il y eut un pass à 140 francs pour le 9 et 10 novembre à la FIM, le public n'a pas suivi. La soirée phare du lendemain avec entre autres (puisqu'il y avait plus
de 10 prestations) : Sayag Jazz Machine (drum'n'bass jazzy génialissime); UHT (Trip-hop/D'n'B avec Kolinka ex-batteur de Téléphone) et Oneyed
Jack (nouvelle version electro), 3 scènes tournantes, des performances artistiques, une déco futuriste, un squat aménagé avec tapis et coussins, etc, etc... n'a pas autant marché ! Le
public peu nombreux hésitait à s'approcher, manquait d'enthousiasme, applaudissait peu (!!!). A quoi bon essayer de donner envie après? Cette soirée, digne représentante d'un nouveau millénaire
naissant restera pour moi un des must de 2001 sur Metz... Et tant pis pour ceux qui on "oublié" de venir.
Décembre 2001
Ca s'en va... :
- L'exposition Anamorphoses, photo et sculpture de Michel Pietzock & Illi Reusch aux caves Ste Croix du 08/09/01 - 23/09/01
- Watcha ; Masnada & Tripod à l'Araignée au Plafond, les 8&9 octobre 01
- Dany Boon au Galaxie le 12 octobre
- Les 8èmes rencontres Européennes du court métrage (17-20 oct.) au petit théâtre du Saulcy
- Alain Caron aux Trinitaires le 30/10/01
- Plasticman le 03 novembre,, à l'After Club
- Les soirée cohen & Kubrik au (caméo & Gaumont), le 06 novembre
- Morning Star à la salle Robert Ochs le 08 novembre
Et ça revient... :
- Watcha ; Enhancer ; Artsonic & Co. Le 15/12/01 à la FIM
- Mystic Circle, Ancient Rites & guests le 16 décembre à l'Araignée au plafond
- Namur break sensation (Danse Hip-hop) à l'Arsenal le 12 janvier 02
- Stefano di Battista, le 24/01/02 à L'Arsenal
- Azi Musik (par l'Essidec), plusieurs concerts dans plusieurs bars messins le 25 janvier
- Les 250 ans de l'opéra célébration qui débutera en février 2002 et prendra fin en fevrier 2003
La jalousie, vaudeville signé Sacha Guitry au Galaxy le 02/02/02
Cirque sous chapiteau (Tribu Iota-Lattuada) par l'Arsenal à la FIM du 7 au 10 février
Soirée St Valentin intimiste avec Alex Grillo Jazz, comédies et lectures de textes sur le thème de l'Amour le 14 février 2002 aux Trinitaires
Le perçage corporel, 'piercing', existe depuis des millénaires. Pratique identitaire, sociale ou esthétique, le piercing a aujourd'hui à pignon sur rue. Artisan, artiste, commerçant : le métier
n'a pourtant aujourd'hui aucun statut précis, ce qui a pour conséquences la multiplication de studios oscillant entre charlatanisme et vrais pros. Ces derniers étant toujours dans l'attente d'une
réglementation, malgré l'existence d'association de perceurs pas toujours très fiables, les usagers doivent se faire leur propre opinion. L'hygiène étant primordiale dans ces pratiques, ne pas se
précipiter est nécessaire ; bien renseigner et bien choisir est essentiel.
Le piercing réalisé par un véritable professionnel consciencieux équipé d'un matériel médical de stérilisation ne comporte quasiment pas de risques. La créativité du bijou et son emplacement sont
l'âme du piercing. Il existe différents types de piercing destinés à différents endroits du corps... Outre le lobe de l'oreille (une barre peut la traverser obliquement ou transversalement), le
nez peut recevoir un bijou latéralement ou centralement, ainsi que diverses autres parties du visage tels que l'arcade, les lèvres ou le menton, particulièrement adaptés à des ornementations. Le
reste du corps se prête aussi au jeu, le nombril, les seins, et même le sexe. L'importance de la gamme de bijoux disponibles, alliant qualité et technologies avancées, permet d'agrémenter le
corps selon ses désirs : silicone, titane, ambre, zircon... Les bijoux corporels matérialisent la perception esthétique et symbolique du corps.
Mais la modification corporelle ne se limite pas au piercing et au tatouage; on redécouvre aujourd'hui d'autres pratiques, pourtant anciennes : la scarification, le branding, l'implant...
prennent ainsi doucement leurs envols. Ne manque plus qu'une véritable réglementation afin que la public s'y adapte sans risques et en toute sérénité.
Essenciel City Magazine N°10 - Metz 2001
Samedi, 15 décembre... 1ère festival de l'association Faut Que Ca bouge, épaulée de Divine Union... Le début de l'événement était prévu à 16H00, je n'arrive donc pas à l'heure et
m'immisce dans une FIM où l'ambiance bat son plein. L'affiche à tout pour plaire : Insane ; X-Vision ; Hertz & Silence ; Masnada ; Tripod ; Oversoul et les plus attendus
Enhancer et Watcha, vraiment une sacrée programmation pour un premier festival estampillé Musixité. Enhancer amorce la fin du spectacle en débarquant sur scène
énervé avec ses trois chanteurs braillants, hurlants, se rapprochant parfois vaguement d'un flow rap hardcore. Débordants d'énergie, il me laisse pantois, autant je n'aimais pas leur CD gentillet
– adulé par les jeunes néo-métaleux – autant leur show me met une claque... Watcha prend soin de clore le festival, avec ses rythmiques saccadés, mélangeant métal, jungle, rap... Le set est
soigné, comme à leur habitude, le son lourd et puissant, le public en transe. Fidèle à sa sympathie, Bob le chanteur fait monter les organisateurs de la soirée sur scène et les remercie...
Mission accomplie. Dans le même style musical, l'association 2G4 a aussi reçu Pleymo, petits frères de Watcha (même s'ils sont plus considérés comme des pinces street mode aux paroles légères) à
l'After Club d'Amnéville avec en première partie Toun et Restricted Aria. De bonnes prestations, agrémentées entre les groupes d'une section percussions. Sur la lancée 2G4 a accueilli Leto, petit
groupe parisien, avec Toun et Tawn le 07 mars à la salle Robert Ochs.
A l'extrémité opposée de la musique métal ; un Arsenal transformé... Un public peu orthodoxe en ces lieux ; casquette, basket et survêt succèdent aux costards blafards. Ca braille, ça remue, ça
s'indiscipline ; La salle de spectacle messine connaît son heure de gloire streetstyle. On reconnaît dans le public, certains DJs et MCs de la région, impatient de découvrir ce set proposé dans
un cadre bien classique. La populace installée, le show de Namur Break Sensation peut commencer. Depuis quelques années présents sur toutes les scènes d'Europe et d'ailleurs,
N.B.S. présente son nouveau spectacle "S.C.35c" de l'auteur/metteur en scène Jean-Michel Frère qui allie la breakdance, le théâtre, le mix et les arts plastiques... Afin de bien
situé ce spectacle pour le moins surréaliste, il faut décrire la scène et les actions : En fond de scène ; une pyramide de chaises articulée en un mouvement incessant et grinçant, sur la droite ;
une tour avec platines et un D.J. affublé de lunettes, d'un tablier de boucher, et de doigts lumineux, a gauche, un haut perchoir où se tient une femme vêtue de blanc tenant une perche et
accrochée à des ballons de baudruches, quelques décors et accessoires dont deux sortes de cafards métalliques se déplaçant et enfin, un plancher en élipse où évoluent trois danseurs Hip-Hop. La
femme déclame des textes de Tim Burton, noirs, cyniques, malsains, mais non dénués d'humour, le D.J. balance des mix techno, Funk, Latino, les danseurs effectuent des performances incroyables
tantôt à vide, tantôt sur des tables ou avec des chaises... L'univers étrange de "S.C.35c" fascine le public, même si une 'sortie d'école' et quelques plaisantins ne cessent d'applaudir et de
crier "Bravo" à outrance. En tournée en France, Belgique, Italie, Hollande, etc... N.B.S impose un style nouveau et pénétrant. En les accueillant sous la houlette Hip-Hop, l'Arsenal a invité un
nouveau public, mais quand les B.Boys amateurs dansent dans le hall de la salle à la sortie, la réalité revient à grand pas et vire tout le monde...
L'atmosphère était tout autre aux Trinitaires le 16 janvier où le caveau accueillait Ernie Hammes accompagné d'un tripotée de musiciens tous plus grands les uns que les autres
avec en prime en special guest : Bob Mintzer, invité par Ernie & Mister Oz Big Band assurant la première partie. Le quintet composé de Ernie Hammes, Bob
Mintzer, Pierre-Alain Goualch, Frank Agulhon (de Lorraine!!!) et Diego Humbert, respectivement à la trompette, sax ténor, piano, batterie et contrebasse, a fait vibrer le public venu nombreux
bien évidemment, sous les notes bleues de leur jazz clair et épuré. Même si quelques 'couacs' provinrent de M. Hammes, le groupe franco-americano-luxembourgeois livra un concert mémorable
d'émotion, dont les origines se puisent dans le dernier album d'Ernie ; "Stepwise" enregistré à New-York l'an passé (glps!).
Enfin, pour terminer cette chronique, je ne peux m'empêcher de m'éloigner de Metz pour le pays d'Ernie. Dimanche 10 mars, se tenait dans la salle de concert de la capitale luxembourgeoise, un
concert exceptionnel, grandiose, terrible !!! Tower Of Power !!! Ce groupe crée en 1969, toujours sur la route est un des plus grands groupes si ce n'est le plus grand groupe de
Funk du monde... Comme le disait un journaliste américain souvent repris : «Si vous voyez un spectateur immobile à un concert de Tower Of Power, pas la peine de prendre son pouls, c'est qu'il est
déjà mort». Justifiant son nom sur la scène de l'Atelier, Tower Of Power exécuta un spectacle funky à souhait accompagné de chorégraphies simples mais efficaces et de solo fiévreux et
hypnotisant... Derrière ses 15 albums comprenant les inévitables titres que sont "What is hip ?" ou "You're still a young man", Tower Of Power tient le flambeau de la longévité, ayant tourné avec
Ray Charles ; les Rolling Stones ; Elton John ; Santana, etc, etc... Ce concert fut un des plus magnifique que j'ai eu la chance de voir ! Si il n'y avait qu'un concert à voir, ce serait
T.O.P.
Avril 2002
Ca s'en va... :
- La Ruda Salska le 18/12/01 à l'After Club
- Stefano di Batista le 24 janvier à l'Arsenal
- Cœur à Chœur (Restos du cœur) le 26/01 au Galaxy
- Maelstrom le 04/02 au théâtre du Saulcy
- Dark Funeral; Anorexia Nervosa; Tidfall; Occult; Ragnarok le 12 fevrier 2002 à l'After Club
- Paris combo le 6 mars à l'Arsenal
- Mario Matadidi le 8 mars 02 au centre Petit Bois
- Triptic à la salle Braun les 8&9 mars
- Goran Bregovic (COMPLET!) le 14/03/02
- La coupe Davis aux Arènes
Et ça revient... :
- Festival rock lycée le 26 mars à la FIM
- Immortal; Hypocrisy; Krabathor le 16/04/02 à l'After Club
- Festival Tibet Libre 3 à la FiM le 1er juin
- Francis Lalanne le 18 et 19 avril aux Trinitaires
- musique du monde: Titi Robin le 25 avril à l'Arsenal (andalousie, afrique et orient)
- Henri Gougaud les 25 et 26 avril aux Trinitaires (contes d'amour et de plaisirs)
- Opérette La Périchole de jacques offenbach 26/27/28 avril à l'Opéra Théâtre
- Expo Philippe Bouveret à l'Arsenal du 16 mars au 19 mai (sculptures)
- 4 au 11 mai : festival du théâtre universitaire de metz: Actor's Café au TUM
- 14 mai ; festival musique action 19ème festival de musiques nouvelles théâtre du saulcy
Quand la culture est en danger, une seule solution pour la réanimer : l'intensifier. A ce titre après le premier tour des élections, où aucun parti ne se souciait d'elle, et que
le principe démocratique risquait de chanceler, l'Assemblée Populaire de Metz a spontanément mené une action forte. Une manifestation, débutée sur la place de la gare et menée symboliquement
jusqu'au centre de rétention. Après avoir récolté un minimum de fonds et avec l'appui de bénévoles, l'Assemblée Populaire à donc conduit le flot de citoyens à travers les rues de Metz, juchée sur
un camion loué affublé d'une sono de fortune. Afin que la manif ne se termine pas par l'éparpillement de ses manifestants, un concert gratuit à la porte des Allemands avait été préparé. Hélas le
trouble a été tout de même semé lorsque de jeunes révoltés ont taggué quelques murs et que la force répressive est intervenue, ne laissant pas l'opportunité d'une quelconque réaction en
aspergeant la masse de lacrymo. Le soir venu le concert a pu débuter... Un décor onirique et décalé, baigné dans les lueurs orangées de l'éclairage messin. Un melting-pot de styles a déferlé
puisque étaient présent bénévolement Les Seuls, Mel, Stillin, Abdou Day, Hia Bias Gang, etc... Attiré par l'ambiance tranquille qui s'y dégageait, de nombreux passants se
joignèrent aux festivités de ce mini-festival de ce jeudi, 25 avril.
Une fois la percée du FN déjoué, la vie repris son cours normal, le temps aussi, bien que chaud pour une fin de printemps. Le thermapolis d'Amnéville connu d'ailleurs quelque
longue file d'attente devant son portique menant au paradis salé de la détente. C'est pourquoi au lieu d'y aller un week-end, en ma position favorisée d'étudiant j'y suis allé un lundi soir...
Ainsi, j'ai pu évoluer aisément dans l'autre calme du thermapolis. Profitant à ma guise des turbo-masseurs, bains bouillonnants, sauna et autres bains de pieds... C'est dans ces moments que je me
dis que les bains publics devraient être réhabilités, un lieu de sérénité où toutes classes sociales disparaît le temps d'une relaxation. Où chaques acteurs de la vie devient (le temps de son «
pass thermapolis »), un être humain tout simplement, sous seul couvert de son maillot... Mais les rêves ont une fin. Le mien dura 2 heures.
Sur ma lancée Zen, j'ai entrepris d'aller visiter l'exposition sur 'l'élégance et la nécessite – les costumes en Lorraine' au musée de la cour d'or. Une plongée
dans la mode du 18 et 19ème siècle... Agrémenté de costumes d'époques, d'objets, de lithographies, peintures, etc... cette expo, outre son côté envoûtant de par la solennité du lieu à le mérite
de m'avoir surpris en de nombreux points : J'ai particulièrement 'bloqué' sur le chat à roulettes ; un jouet d'enfant de la fin du 20ème siècle, sur le fourneur de repasseuses ou encore sur la
robe d'apparat « Bord de rivière au printemps », conçue par Victor Prouvé et Frédérique Courteix, fers de lance de l'art nouveau nancéen, vraiment très moderne pour l'époque ! Cette visite
grouillait de notes sur le contexte historique. Parmi elles, les précisions sur les robres de mariés ont particulièrement marqué mon esprit : En Lorraine au 18ème siècle, celles-ci étaient rouges
ou encore violettes... Que de symbolisme ! Elles se teignirent de noir ensuite, et tandis qu'à la campagne cette tradition perdura jusqu'après la Première Guerre Mondiale, la ville adopta tout de
suite la couleur virginale blanche. Enfin, j'ai pu apprendre qu'il existait jadis des métiers comme coisseuse/teilleuse de chanvre, marchand (ambulant) d'horloge de bois, ou coupeur de choucroute
!
C'est en sortant du musée que j'ai trouvé des flyers annonçant l'événement tant attendu depuis l'an passé vu son succès florissant, du 2ème festival Metiz'art organisé par les
étudiants de L'ENIM. Le plan d'eau transformé, transcendé, en un lieu de fête où se sont ébattus 12 500 personnes au total. En venant dans l'après-midi, on pouvait admirer les skateurs et leurs
folles figures, ou encore assister au discours (efficace et concis) de M. Thil soutenant les musiques nouvelles... Le soir venu, les lieux de spectacles occupants une bonne tangente faisaient
refléter en une magie féerique leur éclairage sur l'eau... A chaque extrémité, une scène. L'une pour Conscience Tranquille, Skunk, Baobab, Dolly, etc... L'autre pour Blak Bomb A, Lisa Margot, Les
Nains Porte Quoi... Entre elles une armada d'activités et de loisirs : Du tir à l'arc, de l'équitation... -Non, je plaisante- L'imposante et stagnante scène techno (DJs Ridoo, Dreadfull,
Batman...), peut être la plus prisée en tout cas la plus squattée, un mur pour taggueurs, une scène à tendance Hip-Hop, une autre avec des musiciens traditionnels, doublés de cracheur de feu et
de jongleur, et encore des barbecues, des débits de boissons et des nouveautés bien appréciées comme les stands bonbons, gaufres, Thé et vendeurs de pipes et d'encens... Une sorte de mirage si
plaisant dans notre ville de Metz... Je suis retourné au plan d'eau depuis. Il n'était plus le même, beau mais si triste, si calme... Des larmes me sont même montées aux yeux lorsque je me suis
rendu compte que trônait toujours le mur de tags, témoins du potentiel festif de Metz...
Juin 2002
Ca s'en va... :
- Hommage à Bob Marley le 10 mai aux Trinitaires
- Expo Tendance Urbaine au BSM jusqu'au 12 mai
- Festival musique action au théâtre du saulcy le 14 mai
- Le printemps du jazz à l'Arsenal les 22, 23 & 24 mai
- Dédicace de Scottie au Virgin le 24 mai
- Mission Impro-cible à la Salle Braun: duo d'improvisation les 24 et 25 mai
- Les L5 le 30 mai Galaxie
f- AIDES'tival les 1er et 2 juin au Galaxie
Et ça revient... :
- Mise en place d'une ligne gratuite info-jeunes pour le logement, les loisirs, les formations, les jobs, etc... à l'initiative du conseil général de moselle, de la CAF de moselle, de la ville de
Metz et de la DDJS : 0 800 490 335
- L'été du livre 7,8 & 9 juin
- Elie Sémoun le 14 juin à l'Arsenal
- Ciné-Jazz : Buud Yam : Burkina Faso (B.O. Michel Portal) samedi 15 juin au caveau des trinitaires
- Palmade et Laroque à venir au Galaxie: 25 juin
- Exposition de Georges Rousse à la galerie d'exposition Saint-Pierre-aux-Nonnains et la Chapelle des Templiers (Arsenal) du 15 juin au 22 septembre
- Expo de Olga Boldyreff à Faux Mouvement de 15 juin au 6 juillet